Mon année 2018.

Temps de lecture : 4min10

Déjà 1 an. Une année riche en émotion et en nouveautés. Je suis tellement heureuse de voir tous ces changements, en un an à peine ! Voyons ensemble un peu tout ce qui a pu se passer.

Lou et Venus.

Mes doutes sur mon travail.

Je me souviens qu’en Janvier 2018, je commençais à me poser beaucoup de questions sur mon travail. Déjà, je faisais peu de photo à cause de mes études, mon appareil était toujours au placard et je n’en pouvais plus. Je voyais mes amis poster de vieilles photographies que j’avais faites, je retrouvais toujours quelque chose à redire dessus. Je ne me trouvais plus satisfaite de rien. De plus, je stressais énormément à cause de mes études : des blocus commençaient à se former, je faisais 400km par semaine pour de moins en moins de cours, je quittais chaque lundi matin mon foyer, ma famille, mes amis, pour une semaine de solitude dans mon 19m²… La déprime.
Je ne trouvais du réconfort que dans la photo, hors, avec mes études, c’était le calme plat. Un soir, je retouchais des photos, puis ligthroom s’est bloqué : je devais payer. Il était minuit, j’ai craqué, j’ai fouillé les offres internet, et j’ai souscris à l’abonnement ligthroom et photoshop. C’est tellement bête dit comme ça, mais tout mon travail a changé après ça. J’ai commencé à retoucher de vieilles photos avec photoshop, j’ai découvert de nouvelles couleurs, j’ai tâtonné, j’ai regardé des tutos, j’ai testé. Et je me suis envolée.

Mon agenda complet.

Après ça, j’ai commencé à poster un travail différent, et visiblement meilleur, le mot passait, j’avais beaucoup de messages, de demandes…. J’étais aux anges ! Mais à côté de ça, ma fac s’est retrouvée bloquée. Toutes les semaines, je faisais parfois 400km pour 3h de cours, j’ai donc tout arrêté, et je me suis concentrée sur la photographie. J’ai commencé à devoir gérer les demandes de shooting, mon agenda était noir de rendez-vous.
Mais avec photoshop et mon soucis de toujours vouloir bien faire, je me suis retrouvée débordée. Je donnais trop de photographies et je n’étais vraiment pas remerciée à la valeur de ce que j’offrais, j’ai finis par avoir l’impression d’être une usine qu’on vidait de son énergie. Sans compter que je passais énormément de temps sur la route… Mais toutes ses séances ont payé.

Sinan Al Rius et Chloé.
Attention, photo de droite croppée par le recadrage.

La remise en question sur ma manière de travailler.

A côté du travail photographique que je fournis, je passe beaucoup de temps sur le net à regarder des tutoriels ou des comptes d’autres photographes pour m’inspirer. J’ai commencé à fréquenter des photographes professionnelles de ma tranche d’âge avec qui nous pouvions échanger pas mal d’idées, de conseils… (parmi tout ce beau monde, j’ai découvert Equilibre photographe, un vrai soutien !) Et elles m’ont ouvert les yeux sur mon statut d’amateur, et sur tout ce que je proposais à mes clients. J’ai donc décidé de revoir ma vision des choses. J’ai pris mes demandes pour ce qu’elles étaient : des demandes. J’ai commencé à parler avec mes clients de ce qu’ils voulaient vraiment au delà des simples souvenirs pour que je puisse leur offrir quelque chose qui se démarque des autres. J’ai ensuite fait un énorme travail sur moi-même pour arrêter de satisfaire les attentes extravagantes et me recentrer sur mon bien-être. Alors au fil des séances, j’ai commencé à faire une sélection plus drastique et améliorer mes photos, plutôt que de donner en masse quelque chose de trop classique.
C’est comme ça que j’ai commencé à penser mes forfaits actuels.

Anissa, modèle photo.

J’ai rempli mes objectifs.

Je ne pouvais pas me contenter d’un numéro de siret et d’une compétence. J’ai eu besoin, avant d’ouvrir mon entreprise, de tester des choses. Je voulais pouvoir proposer à mes futurs clients des projets, des idées, des innovations. Alors à force de fouiller sur instagram pour trouver des pépites de photographes, j’ai découvert un univers fantastique. C’est en voyant les fonds noirs de pleins de professionnels que j’ai voulu me lancer dans l’aventure. En début d’été, je me suis fait la promesse d’apprendre les différentes techniques du fond noir et de les apprivoiser. Et en aout, alors que je crevais sous la fatigue, j’ai réalisé l’un de mes projets : je sais photographier en fond noir.
J’ai voulu tester mes capacités dans d’autres domaines, alors j’ai investis pour réussir dans le portrait. J’ai mené un projet à bien, et j’ai tapé dans le mille, j’ai su que je pouvais être qualifiée pour la prise de vue équestre et humaine.
Et ensuite ? La focale fixe c’est bien, mais en photo équestre je préfère me marier au zoom. Les chevaux bougent beaucoup. Alors en septembre je me suis offert comme cadeau de Noël en avance le tamron 70 200 f2.8. J’y avais passé bien 1 mois à demander des conseils partout, à me documenter sur internet, à lire des articles, j’étais tellement investis qu’un photographe m’a laissé tester le Nikor 2.8, et… Une fois touchée, on ne peut plus revenir en arrière. Suite à ça, j’ai vue une nouvelle qualité dans les photos, et je ne sais pas, j’ai voulu changer de boitier. Alors, cadeau d’anniversaire 4 mois en avance, j’ai pris le nikon D610, pour déja penser à l’un de me objetctifs 2019 & 2020 : faire des mariages. Après tous ces gros investissements 2018, je n’ai plus qu’à vous accueillir pour des séances photos merveilleuses pour 2019.

Mon numéro SIRET et mon pseudo.

Mais le plus gros changement cette année est bien l’ouverture de mon entreprise. Après avoir réfléchi à ma place de photographe, je me sentais prête à assumer pleinement mon travail. Mais en remplissant les papiers, j’ai mit le pseudo que j’avais toujours utilisé : Lya Kingsley Photographie, et je dois avouer que j’ai eu un gros pincement au coeur en me disant que mon entreprise n’aurait pas mon nom. Alors, éternelle boulette que je suis, une semaine après, j’ai demandé le changement de nom que j’ai réussi à obtenir (ouf). Et je dois avouer être ressortie de la chambre des métiers les larmes aux yeux, et fière. Mon entreprise portait mon nom, et j’étais bien décidé à assumer mon travail.

Et puis au delà de tout ça, et comme me l’a dit une gentille personne sur un groupe : “Ouvrir sa boîte est souvent révélateur des personnalités des gens“. Et c’est vrai. Je me suis rendue compte de qui était vraiment heureux pour moi et fier de moi. Alors à toute ces personnes, et à ma famille proche, je voulais vous dire merci.

J’espère que 2019 sera aussi riche en émotion que l’a été 2018. J’espère faire encore plein de rencontre géniale comme Equilibre, Snowflake… Découvrir pleins de nouvelles pépites, remplir mes objectifs. D’ailleurs, et si on se faisait une liste juste ici de nos projets à réaliser en 2019 ?


  • La pose longue : la comprendre, la réussir en astrophotographie et dans la nature.
  • Pouvoir assister des photographes de mariages pour le devenir.
  • Faire des journées fonds noirs pour toujours rencontrer plus de beaux modèles.
  • Reussir à faire tourner mon entreprise.
  • Pouvoir faire d’avantages de photos landscape
  • Réussir à organiser et créer mon projet harry potter.


Cynthia et Charly.

Votre photographe, Alexia.

Une réflexion au sujet de « Mon année 2018. »

Laisser un commentaire